Projet RGP2
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Après la seconde Guerre Mondiale, la SNCF souhaitait unifier son parc d'autorails.
Parmi ces autorails unifiés, la SNCF se devait d'avoir des engins pour grandes lignes.
Les RGP (Rames Grand Parcours) sont ainsi nées volontairement équipées de façon luxueuse
pour l'époque, et couplables en UM (Unités Multiples) jusqu'à six caisses. On les appelait
"Lézards verts" et elles ont circulé sur la ligne du Bourbonnais, via Cosne et Nevers.
La RGP en gare de Toucy-Ville. Août 1991. Photo de l'AATY |
La RGP attelée au Picasso dans la campagne près de Charny. Juin 1991. Photo de l'AATY |
La RGP préservée par l'AATY, la motrice X.2716 et la remorque pilote XR.7762, a été acquise
fin 1986 auprès du dépôt de Bordeaux. Elle avait alors plus de 4 millions de km dans les
bogies. Elle a été la toute dernière à faire un service commercial sur Bordeaux-Sarlat,
le 31 octobre 1986.
Six mois plus tard, elle était en Puisaye. Elle a perdu sa livrée
verte avec filet inox au profit du rouge, blanc et gris de l'AATY.
Elle faisait partie du lot de 20 RGP construites à partir de 1950 par De Dietrich (motrices)
et Brisonneau (remorques qui comportaient un poste de conduite et deux intercirculations).
Les RGP possédaient deux moteurs diesel Renault 517G en V12, les mêmes que ceux
des autorails Picasso. Leur poids était de 45 tonnes (motrices) et 32 tonnes
(remorques) pour une capacité totale de 100 voyageurs.
La RGP à l'arrêt à Toucy. Mai 1997. Photo de l'AATY |
Afin de pouvoir offrir aux amateurs et au public en général la possibilité de retrouver
le goût d'un voyage en grandes lignes des années cinquante, le chemin de fer touristique du
Pays de Puisaye-Forterre avait décidé de remettre sa RGP en état.
Cela permet de tripler la capacité de transport, passant d'une soixantaine de places pour
le Picasso à environ 160 avec les deux engins en service ...
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